La fin du confinement annonce-t-elle inéluctablement la fin du télétravail ?


Ce mois-ci nous allons voir : Comment le télétravail peut-il se poursuivre et même se développer après le déconfinement ?


Le confinement total


Voilà plus de 45 jours que le confinement de l’ensemble du peuple français dure, et même si des entorses aux protocoles stricts édictés par les autorités de l’état sont relevées de part et d’autre par des citoyens peu scrupuleux du respect des règles, l’ensemble de la population française a su jouer le jeux, ce qui a permis à la haute autorité de la santé mise en place par le gouvernement dès le début de la crise, de recommander au chef de l’état et à son gouvernement, une reprise partielle de l’activité des entreprises françaises fermées complètement depuis l’annonce du confinement total le 17 mars 2020, et cette proposition a été présentée devant l’assemblée nationale le 28 avril dernier.

Cette reprise va s’accompagner d’un déconfinement progressif de l’ensemble des français en fonction de plusieurs critères prenant en considération la circulation actuelle du virus, et la tension hospitalière dans les services de réanimation. Pour cela une carte de France par département a été établie sur la base de 3 couleurs (Rouge, Orange, et vert) synthétisant l’ensemble des données récoltées quotidiennement par l’ensemble des services de la santé. Cette carte quotidienne sera mise à jour jusqu’au 7 mai, date à laquelle seulement 2 catégories seront présentes le rouge et le vert, et qui détermineront le niveau de relâchement des restrictions du déconfinement prévu à partir du 11 mai prochain.

Ce confinement forcé de l’ensemble des travailleurs français, a suscité de grands élans d’innovation dans le domaine du télétravail en particulier, et cela a permis au pays tout entier de ne pas se figer complètement dans l’immobilisme, en donnant les moyens aux entreprises qui en avaient la possibilité, de mettre en télétravail tout ou partie de leurs salariés.


Le télétravail choisi plus souvent que forcé


Au lendemain de l’annonce du début du confinement par le chef de l’état, l’ensemble des entreprises dont l’activité le permettait, se sont mobilisées pour garantir à leurs salariés la poursuite de leur travail depuis leur domicile, et cela dans les meilleures conditions possibles, permettant ainsi la continuité de l’activité, et une limitation de la catastrophe économique la plus dure que notre pays allait connaitre.

Force est de constater que l’utilisation du télétravail était jusqu’alors sous exploité par les employeurs, qui ne voyaient que dans la possibilité qu’un salarié avait de travailler depuis chez lui, un moyen d’accorder une autorisation spéciale de ne pas se rendre sur le lieu de travail, évitant ainsi un absentéisme qui aurait été constaté le cas échéant.

Depuis la mise en confinement de l’ensemble de la population française, les aprioris sur le télétravail se sont très vite estompés, et de nombreux chefs d’entreprise en sont même devenus de fervents défenseurs, argumentant sur le fait que l’avenir de leur profession en dépendait, et que la façon dont la crise aura été gérée par les uns et les autres, permettrait de se profiler un avenir meilleur.

Beaucoup d’outils favorisant la collaboration et le partage de documents de façon immédiate et organisée comme Microsoft Teams, Zoom ou Slack, existaient déjà mais étaient pour la plupart sous exploités, ou utilisés de façon occasionnelle, ces besoins soudains d’une utilisation de façon plus massive, les ont propulsés sur le devant de la scène, et ils sont très vite devenus indispensables, au point de générer des pics d’utilisation de plusieurs millions d’utilisateurs simultanés, obligeant ainsi leurs gestionnaires à réagir, et à consacrer encore plus de ressources pour juguler les dysfonctionnements, et maitriser au mieux la montée en puissance de leurs utilisateurs.


Ce que le télétravail aura apporté


Les relations professionnelles n’étaient pas spécialement de meilleure qualité lorsque la présence physique était possible avant le confinement, certes les contacts entre collègues pouvaient paraître plus humains, mais mis à part le plaisir que l’on pouvait ressentir à partager un café lors d’une pause avec ses collègues de travail, une fois revenu à son poste, quelle différence pouvait il y avoir entre le fait de prendre le téléphone pour appeler un collègue distant de son bureau, ou lui envoyer un mail, et lancer une conversation en ligne en mode chat ou un appel en ligne, le résultat final en était le même, avec l’avantage supplémentaire pour l’appel en ligne, c’est d’avoir la possibilité de lui communiquer une information plus complète et plus rapide que si l’on devait lui faire parvenir un mail.

Avec l’aide de tous les outils de partage et de communication déjà cités dans cet article, le télétravail est devenu au fil des années bien plus accessible aux nombreux professionnels, qui peuvent se limiter à l’utilisation d’un outil de travail essentiellement constitué d’un ordinateur portable (ou fixe), d’un ou deux écrans supplémentaires, d’un scanner et d’une bonne connexion internet.

Ils subsistaient encore quelques freins au développement du télétravail au sein des cabinets d’expertise comptable, mais ils ont progressivement tous été levés grâce à la transformation digitale, et à l’utilisation massive du numérique, délaissant ainsi de plus en plus le format papier et la lourdeur qui allait de pair.

L’utilisation plus systématique du télétravail génère de multiples avantages aussi bien pour les cabinets que pour leurs collaborateurs, comme par exemple la suppression des temps de trajets pour se rendre au bureau, si bien que le temps non perdu durant les temps de transport, peut être mis à profit par les collaborateurs pour gagner en efficacité sur les travaux qu’ils ont à réaliser. Les employeurs peuvent aussi constater une amélioration dans l’absentéisme de leurs salariés qui posaient des demandes d’absence pour garde d’enfant, et qui grâce au télétravail peuvent maintenant rester chez eux tout en gardant le lien avec leur cabinet.


L’après confinement


Jusqu’au 28 avril dernier, un des mots les plus utilisés, et les plus présents sur les réseaux sociaux, ainsi que dans la bouche des français, était le mot « confinement », il sera très bientôt dépassé et remplacé dans notre vie quotidienne par le mot « déconfinement », qui vient quant à lui redonner de l’espoir à une France endormie, victime d’une paralysie jamais connue jusqu’alors, et dont la mise en sommeil forcée a créé un recul de son économie, qui a connu la pire contraction depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, causant ainsi un effondrement de la consommation des ménages et des investissements des entreprises.

Il est plus que temps que la France relève la tête, et qu’avec l’aide de l’ensemble de sa population, reprenne son destin en main. Il y aura encore beaucoup de moments difficiles, mais le pire est derrière nous, et c’est ensemble, unis et solidaires que nous remettrons la France debout, tournée vers l’avenir que chacun de nous sera prêt à lui offrir.

Pour permettre un redémarrage en douceur et une remise au travail de ses forces vives, notre pays devra s’appuyer sur chacun de nous, et pour assurer cette transition entre l’immobilisme et la pleine activité, il faudra compter encore sur les possibilités qu’offrent le télétravail. Notre premier ministre nous a recommandé de poursuivre le télétravail partout où c’est possible, au moins dans les 3 prochaines semaines, ceci pour limiter le recours aux transports publics, et pour limiter plus globalement les contacts.

Selon une étude de Malakoff Médéric conduite en janvier 2018, le taux d’utilisation du télétravail avoisinait les 25%, mais seuls 6% des salariés le pratiquaient de manière contractuelle. Le recours au télétravail choisi ne fait pas de doute, et sera développé dans les prochaines semaines, car après un test en temps réel réalisé sur une période de plus de 2 mois par l’ensemble des protagonistes capables d’y recourir, rare devraient être les entreprises qui n’y auraient pas trouvé leur compte, et ne souhaiteraient pas le poursuivre, en tout cas d'une façon plus maitrisée et volontariste.

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